HISTOIRE ET PATRIMOINE
LA MUNICIPALITÉ (suite)
On remarquera également son toit à deux eaux ayant un léger prolongement en larmier, et l'ornementation du cadrage des fenêtres et des portes. Le terroir de la maison Cloutier comprend quelques bâtiments de ferme : grange, étable, écurie et laiterie. Propriété privée, cette authentique maison de colon est en soi une belle attraction.
On raconte que le nom « Chute aux Iroquois » provient d'une légende amérindienne relatant la mort de plusieurs Iroquois dans les rapides de la chute. Trois ans après le décès du curé Labelle survenu en 1891, le nom du village « Chute aux Iroquois » est délaissé en faveur de celui de « Labelle », rendant hommage à ce dernier.
Le premier bâtiment public érigé sur le territoire est, bien sûr, la chapelle construite en 1882. Plus tard, Labelle a son église, mais seulement de 1902 à 1970, année où elle est détruite par un incendie. En remplacement, un centre communautaire est érigé abritant sous son toit une chapelle.
En 1902, les habitants du village décident de former leur propre municipalité, divisant ainsi le village (Municipalité du village de Labelle) du territoire des agriculteurs et des résidants (Municipalité du Canton Joly). Il en est ainsi jusqu'en 1973, alors que les deux municipalités s'unissent à nouveau pour former la Municipalité de Labelle.

Les premiers trottoirs de bois de Labelle.
Labelle a connu l'époque où simplement circuler était un sport en soi. Pensons aux rues de sable, aux trottoirs de bois et l'hiver à la neige tombée qu'un rouleau, tiré par des chevaux, tapait rendant ainsi les chemins plus carrossables.

D'une économie basée surtout sur la forêt, Labelle a connu
l'époque de la drave.
Nul doute que le voyageur sera tenté de découvrir la rivière Rouge, une partie de cette grande cicatrice datant de l'époque quaternaire, où coule une eau rougeâtre qui marque notre destin.
Cette majestueuse rivière est témoin de la période de la drave qui a vu descendre des milliers de billots. La chute aux Iroquois en est le point culminant, complice de nombreuses embâcles dont seul le dynamitage en brisait la résistance.
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Église de Labelle de 1902 à 1970, année ou elle est détruite par un incendie.
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